Concert résidence du dimanche 26 juin 2022 - Courants d'Arts

Aller au contenu

Concert résidence du dimanche 26 juin 2022

Archives
Dimanche 26 juin 2022
Concert résidence
Stefan CASSAR au piano joue M. Ravel et F. Liszt
      
Maurice RAVEL (1875-1937) :
- Sonatine (1903-1905)
  1) Modéré
  2) Mouvement de menuet
  3) Agité
Franz LISZT (1811-1886)
- Sursum Corda Erhebet eure Herzen... (troisième année des Pélerinages, années 60-70)
- La lugubre Gondole, version deux  (1882-1883)
- En rêve, nocturne, (1885)
- Consolation n°3 (1849)
- Nuages gris (1881)
- Liebesträum n°3 (1850)
- Funérailles (Harmonies Poétiques et Religieuses), (1849)
Quelques mots autour du programme de Stefan Cassar :
Stefan rend hommage à deux compositeurs proches. Chacun a fait faire un bond à la technique pianistique et à la musique de leur instrument. On a cru longtermps, et ce, à cause de pianistes uniquement préoccupés de virtuosité, que le fait d’écrire une musique d’une difficulté monstrueuse était un objectif en soi. Les très grands compositeurs sont tous allés au-delà des possibilités techniques de leur époque : sans parler des violonistes baroques, on remarquera que les musiciens de l’Opéra de Paris avaient fait grève au XVIIIème siècle parce qu’ils trouvaient la musique de Rameau injouable. Mais que dire de Bach, qui terrorisait l’administration de Leipzig et les facteurs d’orgue (qui pensaient que leur instrument allait exploser...)? Ou les chanteurs de l’époque de Mozart ? Les derniers quatuors de Beethoven, et Berlioz ? La virtuosité doit servir la musique et non l’inverse. (pensons à Paganini ou certaines musiques lyriques faites de roucoulades sans grand intérêt). Nos deux compositeurs du jour ont demandé l’impossible à leur instrument. A leur époque, bien peu de pianistes étaient en mesure de les interpréter, ce qui n’est plus du tout le cas aujourd’hui où des générations de virtuoses se lancent brillamment à leur conquête. On a souvent vu en Liszt un acrobate séducteur ; c’est parce qu’on ne s’est pas donné la peine d’écouter ses grandes œuvres. Plongeons-nous dans les « Années de Pèlerinage » ou dans les toutes dernières œuvres. On sera incapable de déterminer la date de composition, tant cette musique défie le temps et rend le terme « moderne » désuet. Liszt aurait pu écrire ces œuvres aujourd’hui. Le piano devient orchestre, d’une intensité poétique rare. Liszt n’est pas « tape à l’oeil », mais l’un des plus sincères compositeurs du XIXème siècle.
Ravel, comme un Scriabine, ou un Debussy d’une manière différente, a métamorphosé le piano avec relativement peu d’oeuvres, tant ambitieuse  était son exigence. Lui aussi rend le piano poétique, mais à la française, avec retenue et clarté. Cette sonatine, d’une apparence toute simple, est merveilleusement écrite. Il est rare qu’on puisse sans dévaloriser une œuvre, la qualifier de « jolie ».Le troisième mouvement est déjà annonciateur des œuvres plus tardives et audacieuses., comme « Gaspard de la nuit »Si Liszt a été son propre interprète à travers toute l’Europe, Ravel a bénéficié de toute une génération de très grands pianistes qui l’ont servi à merveille : Edouard Rissler, Ricardo Vinez, Marguerite Long et beaucoup d’autres.
      
STEFAN CASSAR
Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Musique de Paris ainsi que de la  Royal School of Music de Londres, Stefan Cassar s’est perfectionné auprès de pianistes tels que Germaine Mounier, Valery Affanasiev, Halina Czerny Stefanska ou encore Sergio Perticaroli au Mozarteum de Salzbourg.

Ces dernières saisons Stefan Cassar a donné des concerts et a participé à des festivals prestigieux dans plusieurs villes de France et à l’étranger: Bruxelles, Berlin, Bâle, Zurich, Sofia, Montecarlo mais aussi aux États Unis  à New York, Chicago, Washington DC  et en Asie, en Thaïlande, a Bangkok et Hua-Hin. Au Cambodge il était invité par l’ambassadeur de l’Union Européenne à donner un récital Beethoven lors du 12ème « International Music Festival » de Phnom Penh.
Son « jeu vigoureux empreint d’une intense expressivité » a été salué par le journal Leipziger Volkszeitung lors de ses récitals en Allemagne. La presse française s’enthousiasme pour son interprétation du Troisième Concerto de Beethoven : « Stefan Cassar en livre une vision aérienne et délicate dotée d’une belle technique pianistique….. Il en devient l’interprète idéal.»
Dans des cadres plus intimistes de concerts privés – loin des salles de concerts – il est invité  à Paris et dans d’autres villes de France par des galeries d’art majeures, des musées, dont La Maison Rouge et le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme de Paris. Récemment le Musée des Beaux Arts de Lyon a fait appel à Stefan Cassar pour un récital marquant le 10ème anniversaire de l’acquisition du tableau mythique parmi les plus grandes redécouvertes de l’histoire de l’art : « La Fuite en Égypte » de Nicolas Poussin, mais aussi pour des enseignes prestigieuses dont la Société des bains de mer à Monaco pour un concert  au Thermes Marins de Monte-Carlo célébrant ce lieu mythique.
Soliste au sein de divers ensembles de musique de chambre, il s’est produit avec de prestigieux artistes comme l’altiste Gérard Caussé, le violoncelliste français Dominique de Williencourt, le violoniste russe Vadim Tchijik, la flûtiste suisse Myriam Hidber Dickinson,  le Quatuor Ludwig, les solistes de l’Orchestre National de France et de l’Orchestre National de Lyon. Stefan Cassar aime également mélanger les arts : avec la danseuse italienne  Francesca Ziviani il propose entre autres un spectacle  autour de la musique de John Cage.
Dernière mise à jour le samedi 02 juillet 2022
Retourner au contenu